Par Dr Joseph Ojah, chirurgien thoracique, L’Hôpital de Moncton

Chez les adultes, le vapotage sert parfois d’outil pratique dans le cadre de modèles d’abandon du tabac axés sur la réduction des méfaits. Mais les graves conséquences de la soudaine popularité du vapotage sur la santé des jeunes non fumeurs font couler de plus en plus d’encre.

Puisque le vapotage est une « mode » assez récente, ses effets à long terme sur la structure et la composition des tissues fragiles des poumons demeurent incompris.

Les personnes qui vapotent inhalent toutes sortes de substances, notamment des produits chimiques en aérosol, des particules ultrafines, des composés volatils, des métaux lourds et d’autres ingrédients nocifs comme la nicotine, une substance addictive qui modifie le fonctionnement du cerveau. Toutes ces substances ont de graves effets sur la santé.

La montée en flèche du nombre d’adeptes du vapotage a donné lieu à la publication de rapports alarmants partout aux États-Unis et au Canada faisant état du nombre croissant de vapoteurs qui, au cours de la dernière année, ont dû être hospitalisés aux soins intensifs et branchés à un ventilateur mécanique.

En tant que chirurgien thoracique, je commence moi aussi à constater chez mes patients l’apparition de maladies pulmonaires attribuables au vapotage, comme l’inflammation et la destruction de tissus.

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